Méthodologie

L'analyse quantitative au service de vos portefeuilles.

Notre équipe de recherche combine expertise mathématique et innovation technologique pour créer des stratégies d'investissement uniques et performantes.

0103

L’allocation stratégique (SAA)

Définir une allocation de long terme robuste, cohérente avec le profil de risque.

SAA
01

L’ancre : le portefeuille de marché capi-pondéré

Le portefeuille neutre est fixé, classe par classe, aux poids de capitalisation de marché de l’univers éligible — actions US, Europe, Pacifique et Émergents, souverains euro, crédit euro investment grade, obligations monde agrégées couvertes, crédit high income et monétaire euro. Sous le modèle d’équilibre des actifs financiers, ce portefeuille est celui détenu par l’ensemble des investisseurs en agrégat : c’est la seule allocation qui n’incorpore aucun pari de prévision, et donc le seul point de départ neutre. Toute déviation par défaut équivaudrait à prétendre savoir mieux que le marché.

SourcesSharpe (1964)He & Litterman (1999)
02

Le calibrage par profil de risque

L’ancre commune est modelée en quatre profils — Prudent, Balanced, Dynamic, Agressif — par trois leviers strictement définis : un plafond d’exposition actions croissant du prudent à l’agressif ; un coefficient d’aversion au risque, qui pondère la pénalité de volatilité ; une force d’ancrage, qui borne l’écart autorisé à l’ancre stratégique. S’y ajoutent une liquidité minimale et des bornes par classe. Le moteur et la logique restent identiques d’un profil à l’autre : seuls ces paramètres changent.

SourcesMarkowitz (1952)
03

La primauté empirique de la couche stratégique

La prééminence de la SAA repose sur un résultat largement répliqué : la politique d’allocation stratégique explique l’écrasante majorité de la variabilité des performances dans le temps, loin devant la sélection de titres et le market timing. Ce constat a été affiné en distinguant ce que l’allocation explique de la variabilité temporelle d’un portefeuille, de sa dispersion entre portefeuilles et de son niveau de rendement — une lecture qui confirme le caractère structurant de la décision stratégique.

SourcesBrinson, Hood & Beebower (1986)Ibbotson & Kaplan (2000)
0203

L’allocation tactique (TAA)

Ajuster sans sur-réagir, grâce à un moteur quantitatif discipliné et ancré.

TAA
01

Le cadre : une optimisation d’utilité ancrée

La couche tactique cherche la répartition qui maximise le rendement attendu, nette d’une pénalité de risque dosée par l’aversion du profil, et nette d’une pénalité d’écart à l’ancre stratégique. Le terme d’ancrage κ interdit à l’optimiseur de poursuivre chaque fluctuation des rendements estimés et rappelle la solution vers la SAA d’autant plus fortement que le signal est incertain. Imposer de telles pénalités équivaut mathématiquement à réduire les entrées du problème (shrinkage), ce qui améliore la stabilité hors échantillon.

w* = argmax_w [ µᵀw − ½·λ·wᵀΣw − κ·‖w − w_stratégique‖² ]
SourcesMarkowitz (1952)Jagannathan & Ma (2003)DeMiguel, Garlappi & Uppal (2009)
02

Les rendements attendus (µ)

Les rendements attendus par classe ne procèdent d’aucune prévision de marché, mais d’un assemblage de briques économiques explicites : rendement des bénéfices, croissance réelle, inflation et ajustement de valorisation. Une variante datée, point-in-time, combine par ordre de priorité les hypothèses de marché de fournisseurs externes (Invesco, JPMorgan) et un calcul de repli. En pratique, ces rendements attendus ne déplacent presque pas l’allocation : celle-ci reste dominée par l’ancre, les bornes et la force d’ancrage.

SourcesGrinold & Kroner (2002)Ilmanen (2011)
03

Le modèle de risque (Σ)

La matrice de covariance est bâtie à partir des volatilités et des corrélations entre classes, puis stabilisée en deux temps : un rétrécissement des covariances hors-diagonale vers une cible structurée, à intensité fixe, la diagonale demeurant inchangée ; puis un écrêtement des plus petites valeurs propres qui garantit une matrice définie positive et bien conditionnée. Les corrélations sont estimées sur une fenêtre pluriannuelle. L’intensité de rétrécissement est fixée par choix, et non calibrée comme l’estimateur optimal de la littérature, la matrice ne dérivant pas d’un unique échantillon.

SourcesLedoit & Wolf (2004)Laloux, Cizeau, Bouchaud & Potters (1999)Marchenko & Pastur (1967)
04

Les vues discrétionnaires (Black-Litterman)

Le moteur intègre la machinerie de Black-Litterman, qui permettrait de fondre l’équilibre de marché avec des vues actives pour produire des rendements a posteriori, l’incertitude relative du prior étant réglée par un paramètre d’échelle. En production, aucune vue active n’est exprimée : le posterior se confond exactement avec le prior. Ce bloc est donc présent mais dormant — cohérent avec l’absence d’alpha de prédiction discrétionnaire.

SourcesBlack & Litterman (1992)He & Litterman (1999)
05

Le seul tilt tactique actif : le momentum européen

Le moteur incorpore une unique déviation active à l’équilibre : un momentum européen 12-1 (rendement sur douze mois hors mois le plus récent), implémenté en titres vifs sur la poche actions européennes, avec rééquilibrage trimestriel, plafond par titre pour la diversification, et prise en compte des coûts de rotation. C’est le seul facteur ayant survécu à l’intégralité de nos contrôles — univers corrigé du biais de survie, mesure nette de frais, contrôle placebo. Sa portée est strictement bornée : il ne s’applique qu’aux contrats portant des titres vifs, et son ampleur réalisée décroît avec le nombre de titres disponibles sur le contrat, conformément à la loi fondamentale de la gestion active. Le même signal étant négatif aux États-Unis, il n’existe aucun équivalent américain.

SourcesJegadeesh & Titman (1993)Rouwenhorst (1998)Asness, Moskowitz & Pedersen (2013)Grinold (1989)
06

La résolution numérique

Le programme sous contraintes est résolu par programmation quadratique séquentielle (SLSQP), avec plusieurs points de départ successifs pour sécuriser la convergence. Du fait de l’ancrage, la solution demeure proche de la SAA.

SourcesKraft (1988)Markowitz (1952)
0303

La sélection de fonds

Transformer l’allocation en supports concrets, efficaces et maîtrisés.

Support
01

Le scoring des supports

Les poids cibles par classe sont traduits en supports concrets par un score qui pondère le rapport rendement/risque prévu, mais est surtout gouverné par les frais et l’écart de suivi à l’indice, complété de pénalités de fraîcheur et de pureté de risque. Une hystérésis protège contre les rotations inutiles : le support en place n’est remplacé que si l’amélioration d’un concurrent franchit un seuil. La valeur théorique de la sélection croissant avec sa largeur, et cette largeur étant faible sur un univers de quelques classes, la sélection vise à minimiser coût et dérive plutôt qu’à produire de l’alpha.

SourcesGrinold (1989)Grinold & Kahn (2000)
02

La primauté des frais

Le poids fort accordé aux frais s’appuie sur une évidence robuste : le niveau de frais est le prédicteur le plus persistant de la sous-performance des fonds, bien davantage que tout signal de performance passée. Les pénaliser fortement est l’une des rares décisions de sélection réellement étayée.

SourcesCarhart (1997)
03

Le garde-fou de concentration (look-through)

Une fois les supports sélectionnés, une consolidation par transparence (look-through) reconstitue l’exposition réelle au niveau du titre, agrégée à travers l’ensemble des fonds détenus. Un investisseur peut, sans le savoir, concentrer une part significative de son portefeuille sur quelques méga-capitalisations partagées par plusieurs fonds. Un garde-fou plafonne alors le poids consolidé de chaque titre à un seuil cible, en repondérant les supports à l’intérieur de chaque classe d’actif — l’allocation stratégique de classe demeurant strictement inchangée. Ce dispositif est un instrument de maîtrise du risque et de transparence, non un levier de rendement : sa mesure sur les portefeuilles réels montre un effet neutre sur la performance ajustée du risque (Sharpe ±0,04), pour une réduction nette de la concentration titre. Son plafond est un objectif best-effort : lorsque le rayon de fonds d’une classe est trop étroit pour diluer un titre sous le seuil, la réduction n’est que partielle.

SourcesDeMiguel, Garlappi & Uppal (2009)Jagannathan & Ma (2003)
04

La couverture de change

Du point de vue d’un investisseur en euros, la couverture de change (hedging) n’est pas neutre selon la classe d’actif. Sur les actions étrangères, couvrir le change dégrade à la fois le Sharpe et le drawdown : sur longue période, le change étranger agit comme un léger diversifiant du risque actions (corrélation négative devise étrangère / actions locales en régime de stress) et le coût du roll de couverture ampute le rendement — le full-hedge d’une poche actions produit le pire drawdown. Sur une poche obligataire, à l’inverse, la volatilité de change (~8–10 %/an) domine la volatilité de taux du sous-jacent (~4–6 %/an) : ne pas couvrir revient à transformer un actif de portage en pari de change non rémunéré, tandis que la couverture stabilise la poche sans amputer sa prime. Cette asymétrie est soulignée par Campbell, Serfaty-de Medeiros & Viceira (2010) — l’investisseur de long terme laisse ses actions étrangères non couvertes mais couvre ses obligations — et confirmée sur le versant obligataire par Schmittmann (2010).

SourcesBlack (1989)Perold & Schulman (1988)Campbell, Serfaty-de Medeiros & Viceira (2010)Schmittmann (2010, IMF WP 10/151)
Découvrez byzance

Créer un compte byzance en 1 minute

Construisez une stratégie d'investissement performante sur-mesure, tout seul ou avec l'aide de l'un de nos conseillers.

Créer mon compteParler à un conseiller